St Lunaire – Swim Run

Dans le cadre de l’Emeraude TRI Race, avait lieu pour la première fois en Bretagne, un Swim Run.

Guillaume Paradis nous raconte son aventure.

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Samedi 12 septembre, nous étions réunis à St Lunaire pour participer (65 équipes par binôme) au 1er swimrun de St Lunaire. Au programme un enchaînement de 7 parcours de cap (totalisant 15 Km) entrecoupés par 6 de natation (4 Km au total).

L’organisation ayant bien fait les choses, il était possible de trouver un partenaire à partir de leur « site de rencontre sportif », car après 3 mois de transaction auprès de mes sportifs locaux, je n’avais toujours pas trouvé de binôme. J’ai posté mon annonce en donnant mes performances et mes ambitions, et 2 jours après, un triathlète parisien (Rémy, club de Tri de Fontainebleau) m’a permis de valider cette inscription qui se faisait attendre.

1ére compétition en Bretagne de swimrun, les magasins de sport vous regardent avec de grands yeux pour tenter de nous aider et nous permettre de trouver la matériel adéquat.
J’ai donc demandé à M. GOOGLE ce qu’il avait en image et j’ai espionné les sites suédois (je parle le « Ikéa » couramment mais sur les sites il n’y avait ni chaises, ni table…).
Donc zoom sur les photos des « vikings » en plein effort pour voir leurs matériels.
Pas de doute, si tout le monde utilise plaquettes et pull ce n’est sans doute pas que pour de la figuration. En revanche, faut-il que je me laisse pousser les cheveux et ma barbe en blond comme eux?
Ma femme tranche le dilemme « fais comme tu veux »…Sympa

Pour ceux qui n’avaient pas entendu les détails de cette course, il faut nager en tenu de cap (donc avec chaussures) et courir en néoprène, lunettes, bonnet…
Nager avec plaquettes et pull est autorisé et au final ce n’est pas que pour la frime car cela aide beaucoup pour avancer quand le courant, les vagues et la fatigue se font ressentir.
Cela a aussi demandé une préparation estivale spécifique pour préparer les épaules à cet effort articulaire et ligamentaire.

Claire et Daniel (son mari) ont décidé de me rejoindre dans cette compétition et c’est avec eux que j’ai covoituré jusqu’à St Lunaire.
Accueil très agréable et réellement sympathique des bénévoles de l’organisation. Chez les concurrents, l’esprit joyeux prédomine car personne ne sait à trop quoi s’attendre, de plus la météo est avec nous : soleil mitigé mais généreux, peu de vent, température identique à celle de la mer (annoncée à 18°C…) et quelques vagues.
Première découverte annoncée par l’organisateur, le parcourt a été un peu modifié…, nous aurons 4,5 Km de natation et 16,8 Km pour la cap, deuxième nouvelle pas assez de bouées pour baliser la natation, donc bien ouvrir les yeux et se fier aux indications des bénévoles et des kayakistes, ouf c’est fini pour les infos..

Allez top départ 2 200m cap, nous partons pour une première partie sur les rochers de la grève, entre goémons, gués, cailloux, vase et mer… Cela permet déjà de créer le premier écart avec ceux qui finiront loin devant nous , mais il faut garder prudence, car les glissades sur les cailloux menacent.

1ère natation, allez hop, finalement avec une température de l’eau proche de celle de l’air, cela me semble tout à fait agréable. Avec mon binôme, nous avons décidé de nager parallèlement pour ne pas se perdre de vue : cela marche très bien et nous trouvons un rythme régulier.

600m après, nous reprenons l’escalade dans les rochers pour rejoindre la plage, houp là ça glisse toujours autant, je me retourne pour découvrir que la natation commence à étaler la course.
La préparation en cap s’était faite sur du plat, grave erreur, car les chemins côtiers montent et descendent sans cesse, les cuisses brûlent déjà…
1500m et c’est déjà fini : à l’eau !!!

600m de nouveau en natation, allez ça tient, mon mollet qui était très sensibilisé par le dernier entraînement (erreur de débutant ?) me laisse penser que j’irai jusqu’au bout.
2200m de cap, bon j’ai compris, on serre les dents et on marche (un peu beaucoup) dans les montées pour se refaire une santé et une allure en redescendant…

900m qui sont réellement éreintants en natation, difficulté à voir la direction et suivre un cap (quelqu’un a chouravé la bouée ???), je suis les nageurs devant moi en espérant qu’ils prennent le bon chemin.
Ce qui n’est pas toujours le cas…
On nous avait annoncé « quelques vagues »… Ok c’est bien ici !!! Je bois la tasse plusieurs fois pour ne pas avoir respiré du bon côté au bon moment; la mer est toujours aussi salée  !!
Mais nous continuons avec mon binôme en s’aidant pour définir la bonne direction, nous finissons satisfait de ce trajet assez compliqué et repartons en petites foulées.
Très grosse pensée pour Claire qui s’arrêtera à l’issue de ce tronçon, hypoglycémie, froid et multiples crampes, il était alors plus sage de s’arrêter.
D’autres prendront le même choix, car 10 des 65 équipes engagées abandonneront au cours de l’épreuve.
On se revoit l’année prochaine Claire et Daniel car cela vaut réellement l’effort dépensé.

Allez zou pour de nouveau 2 400m à regarder les champignons sans pouvoir les ramasser.
Ouf un ravito, avec tout ce sel avalé en cours de route, le coca et le verre d’eau font le plus grand bonheur de mon estomac et de ma bouche.
Une petite tape sur la cuisse de Rémy et c’est reparti.
Oh la la c’est l »Alpe d’Huez ici, ça monte et ça descend toujours, ouïe ouïe les cuisses…

Ah oui j’oubliais, de nouveau 900m de natation, là cela commence à faire mal aux épaules avec les plaquettes.
On se demande comment cela va se terminer avec le courant et les vagues qui vous rappelle qu’ « on n’est pas à Inoxia ici », je continue à avaler quelques paquets de mer…
Je termine en me rappelant que c’est déjà le 4ème tronçon, donc plus que 2 et plus courts, Yes !!! De plus le cut est situé à cette partie, il fallait arriver à cet endroit avant 3h de course.
On sort sur la plage (qui sera celle de notre arrivée) pour repartir faire nos 2200m en grande partie sur la plage…
Sincèrement, entre courir sur le sable ou le chemin de douanier, c’est aussi jouissif pour les cuisses et les mollets.
Tout en haut de la dernière montée (terrible) avant de redescendre pour la baignade, un bénévole vous invite à poser avec votre binôme, vous demande votre téléphone et aussitôt que vous repartez, vous adresse votre photo par SMS qui vous attend à l’arrivée. Incroyable et super sympa (vous pouvez admirer notre fraicheur en live).

Avant dernière baignade, 700m, le parcourt est modifié par la marée, pas de bouée franchement visible, on nage « à vue » en scrutant le kayakiste et on accompagne les autres concurrents, mais beaucoup de bateaux mouillent en ce moment et avec la buée dans les lunettes c’est tout sauf évident… Heureusement la baie n’a plus la même orientation, plus de vagues pour nous.
Je vous avoue qu’après les deux longues baignades précédentes de 900m, celle-ci nous paraît plus simple, belle natation, on a réussi à en passer quelques uns, que nous retrouverons au ravitaillement pendant le trajet (2700m) de cap.

A l’eau pour la dernière longueur de « seulement » 600m.
Ouf, les épaules brûlent franchement sous la poussée des plaquettes, passer de nouveau les vagues et se battre contre le courant cela ne s’oublie pas à partir de 3h25 de course…
Mais plus personne autour de nous, les équipes se sont vraiment espacées au fur et à mesure et il n’y a personne à suivre dans l’eau.
Ou est-il ce kayak ????
Heureusement avec mon binôme, nous gardons la même cadence et arrivons à sortir de cette dernière baignade en ayant la sensation du « déjà fini ».
Mais, la dernière partie en cap reste à effectuer :  3600m toujours sous le rythme des montées et des descentes…
On se fait doubler une dernière fois 600m avant l’arrivée, pas grave il restera certainement de la galette saucisse et de la bière pour nous à l’arrivée…

Arrivée après 3h49 d’effort sur un site qui est très agréable à regarder et admirer : nous terminons 37ème sur 65.
Les premiers en 2h52 et les derniers en 4h51…
L’ambiance est très sympathique, entre tous les concurrents, le buffet vaste et généreux, avec (notamment) galette saucisse et bière, kouign amann, far, salade de pâtes…
Nicolas aurait aimé et y serait resté quelques heures !!!

Vous pouvez croire et penser que c’est un truc de ouf (comme m’a dit mon fils), mais le site, l’accueil et l’ambiance en ont fait au final un très bon moment
J’ai découvert par leur site de rencontre, un binôme fantastique avec qui nous avons longuement parlé et préparé cette course, via skype, en réussissant à nous retrouver cet été dans les Alpes pour un entraînement dans un lac entre les montagnes. Merci Rémy pour cette aventure en swimrun.

De là à tenter l’aventure sur les swimruns de Suéde, il va falloir attendre un peu… Le temps que mes cheveux et ma barbe deviennent blonds ???

One Comment:

  1. Merci Guillaume, intéressant et bien écrit. Des informations utiles pour la préparation d’une telle course. Je serai peut être au départ !

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