Iron Corsair

Le 12 juin, il n’y avait pas que le TRI de Damgan, il y avait également l’IronCorsair : un Full Distance (3,8 / 180 / 42) à St Malo.

Ils étaient 3 de Chateaugiron, tous finisher :

  • Nicolas
  • Patrick
  • Nathanael

Les résultats sont ici : http://www.klikego.com/resultats/ironcorsair-2016/1435802444933-1

Voici le compte-rendu de Nathanael.

 

Ironcorsair ma première distance Iron man

Samedi 11/07

14h30 : Départ de Bourgbarré sous la pluie

Le retrait de dossard doit être fait pour 17H, le parc à Vélo ferme à 17h45 et le

briefing d’avant course 18h

L’après midi s’annonce long et sous le signe de l’attente (j’aime pas attendre)

J’arrive vers 15H30 à St Malo, j’ai rangé la chariote à dache. Je prends le vélo

et le casque direction le village de départ.

Je n’y comprends pas grand-chose avec les sacs de transitions. Ce n’est pas très

clair. Les sacs de transition doivent ils rester dans le parc à vélo pour la nuit où

doit-on les emmener le lendemain matin avant le départ ?

Il ne faut pas grand-chose pour me préoccuper l’esprit la veille de course

16H15, j’ai mon dossard, mes sacs de transition (que l’on doit ramener le matin

de la course) le vélo est dans le parc à vélo. Et bien voila, je vais attendre. J’aime

pas attendre.

Je vois assez rapidement Patrick et Nicolas qui eux aussi sont prêts. Patrick fait

le pari de ne pas emmener son vélo. Il a négocié de l’emmener le matin de la

course. Par contre dépôt du vélo à 5H du mat au plus tard pour départ à 6h30.

Sa nuit va être courte.

On discute un bon moment. J’ai les oreilles grandes ouvertes. C’est toujours

instructif d’écouter les habitués (Patrick qui a déjà fini 4 Iron man) sur les

petits trucs qui peuvent te faire passer une course agréable et moins galère.

Promenade sur la plage, reconnaissance du parcours natation. Je me rends

compte que même à pied, 1.9 km dans un sens ca fait loin sans parler du retour.

Je n’ai jamais fait 3.8km en natation même en prépa. Je flippe un peu

Retour au village pour le briefing

18h30 : Je reviens tranquillement à la chariote que je rapproche du village

départ pour être plus près le matin.

Je fais les sacs de transition, je refais les sacs de transitions, je contrôle mes

sacs de transitions, je re-controle mes sacs de transition. Euh je crois que j’étais

un peu en stress en fait.

Diner de pâtes, un thé, au lit

La nuit fut courte, j’ai pas énormément dormi. Je me suis réveillé à 2/3H du

mat, j’étais prêt. J’avais hâte que le réveil sonne pour y aller

5H le réveil sonne

Petit déj, je recontrôle mes sacs de transitions et je pars les bras chargés de

sacs. C’est lourd.

5h45 j’arrive au parc vélo, je vois Nico et Patrick qui enfilent la combinaison. Il

pleut légèrement

Je fais pareil et hop à l’eau. c’est gelé. 14 degrés. Après avoir barboté un

peu c’est mieux. Ca va le faire, je suis confiant

6h30 : départ. ah bah non en fait, le triathlon c’est jamais à l’heure.

Départ 6h50 (les filles sont parties quelques minutes avant nous) une ruée de

piranhas s’élance tête baissé dans l’eau. Je laisse les fous aller devant et rentre

tranquillement dans l’eau tout en veillant tout de même à ne pas être le dernier.

Et c’est parti pour la natation. Je me sens super bien dans l’eau, j’avance

tranquillement en me concentrant sur la trajectoire. Je regarde toujours à

droite, à gauche, voir si j’ai du monde avec moi. 31 min après, j’échoue sur la plage

devant les termes marins pour la sortie à l’Australienne. Je ne comprends pas

vraiment le chrono. 31 min pour faire 1900 m, j’ai explosé mon temps natation.

Bizarre. Surtout qu’il n’y a pas grand monde derrière moi. Pas grave, je continue à

ce rythme en ayant toujours en tête de profiter du moment, de prendre plaisir.

ce qui est le cas.

1h02 de nage et j’arrive au parc à vélo (il y a un peu moins que 3 800 m de

natation). Je vois Patrick, qui est déjà en train de se changer, et Nico, bah lui il

est déjà parti en vélo. Je ne vais pas le voir de la course.

9 minutes 30 plus tard, oui c’est un peu long (le temps nécessaire de me sécher

les cheveux, du gel et une pédicure) et je pars en vélo. Il n’y a plus beaucoup de

vélos dans le parc…

Je progresse normalement sans me presser. Les premiers kilomètres contiennent

une répétition de petites côtes. Quelques kilomètres plus tard je rejoins Patrick.

On discute 2 minutes. Il m’annonce qu’il a eu comme une contracture au mollet

quand il a enlevé sa combinaison. Il y va mollo.. Je continue ma route.

Je décide de ne jamais regarder la vitesse à laquelle je progresse. Je décide

juste de faire un check au km 100 sur ma vitesse moyenne juste pour voir si je

suis aux fraises ou non.

Je me sens super bien sur le vélo. J’ai le sourire sur ma bicyclette. Je passe le

temps en me disant que je m’éclate bien et que j’ai de la chance d’être la. Je

suis volontairement en sous régime. La course est encore longue. Je redoute le

marathon. Je fais un stop à tous les ravitos. Je me relève à chaque cote, je suis

en position tri sur le plat. Je progresse bien, je double des vélos tout au long de

la course, j’ai l’impression de ne pas du tout fatiguer. Au km 110 je vérifie ma

moyenne. 29.4 km/h, avec tous les arrêts que je fais et la sensation de ne pas

fatiguer, c’est pas trop mal. Je continue comme ça. Quelques gouttes de pluie,

mais rien de méchant. 3ème boucle le vent est plus fort. Pas grave.

13h50 : KM180, après 5h57 de vélo j’arrive à St Malo frais comme un gardon. 1

boucle de plus ne m’;aurait pas dérangé. Plutôt bon signe.

En arrivant au parc à vélo, j’entends un « Allez Natha ».  j’aperçois la famille qui

m’attend (Ninie, Léna, Yannos, Bouchon et Zoé). 1 pti coucou rapide. Merci à eux

d’être venu me voir et de donner de la voix

Arrêt au stand de ……….. 8 min. je prend tout mon temps ( le temps de me perdre

ds le parc, de me changer et de m’alimenter ) et c’est reparti pour la course à

pied avec option Camel bag sur le dos. (oui ! va falloir améliorer les temps de

transitions. il y a quelques minutes à grignoter).

Je progresse sur une allure de 5’30 au km. Trop rapide par rapport à ce que je

m’étais fixé, mais je n’ai pas l’impression d’être en sur-régime. Le marathon est

un circuit qui fait 14km avec 100 mètres de dénivelé par boucle à renouveler 3

fois.

Rapidement je ne me sens pas très bien sur la course à pied. Pas de sensation,

pas de plaisir. Depuis la 1ere fois de la course, je me dit « putain, que ça va être

long ». J’ai l’impression que j’ai un coup de chaud. Il fait 18/20 Degrés!!! Je dois

être le seul à subir un coup de chaud à cette température… Je cherche à

comprendre. Vais-je trop vite? Surement, me suis je suffisamment alimenté ? je

le pense (je me suis arrêté à presque tout les ravitos), fait il trop chaud ? ça

m’étonnerait. Bah si en fait. Je me sens obligé de me vider 1 bouteille d’eau sur

la tête à chaque ravito pour aller mieux

Je boucle le 1er tour en 1h25. Ce qui est bien au final, mais je souffre et

l’impression de galérer.

A la 1ere boucle, Yann, en voyant ma tête m’engueule. Il me dit que j’ai une sale

tête et qu’il faut que j’arrête mes conneries: il faut manger !! dans ma tête c’est

??????????????? putain je vais être le seul gars à prendre du poids sur un

Ironman si vraiment je n’ai pas suffisamment mangé… Je repars motivé mais

plein d’incertitudes. Sur la route je croise Erick et Marie Armelle, des collègues

qui sont venus me voir et un autre copain cycliste d’Erick. Un p’ti coucou rapide

et je repars.

Km 17, après environ 1h40 de CAP, LA PLUIE !!! Une bonne grosse pluie qui

mouille bien et qui rafraichit bien. Ca y est je vais mieux. Beaucoup mieux même.

Je n’avance pas plus vite par sécurité mais ca y est, c’est de nouveau plaisir de

courir. Fin du 2 ème tour = 28km après 2h54 de course. Je perds 5 min sur le 2 nd

tour.

Je revois la famille, j’ai une bonne tête qu’ils me disent. Je m’alimente un peu et

repars pour 1 dernier tour. Avant de partir Yann me fais signe en me montrant le

chrono de l’organisation devant la ligne d’arrivée et me dit les 12 heures c’est

pour toi !!!

Je le pense aussi. Je ne m’excite pas. Je continue sur mon rythme qui me va très

bien. Je m’éclate. Je vais le finir et pas trop mal en bonus.

A 11 km de l’arrivée je recroise Erick et Marie Armelle. Je m’arrête quelques

secondes pour discuter et partager mes sensations. Ils me confirment aussi que

j’ai l‘air d’aller bien mieux qu’au premier tour.

Il y a beaucoup de monde à nous encourager sur les routes et chemins du

parcours. Je vois bien que j’intrigue certaines personnes : entre le gabarit du

rugbyman qui s’est perdu sur un triathlon et le camel sur le dos (je dois être le

seul sur la course), plusieurs personnes me disent bravo.

Plus que 3 km tout plat, au soleil au bord de plage. Un vrai moment de bonheur.

Je me pose la question si je dois accélérer et finir en trombe ou profiter du

moment ?

Le choix est très rapide. Pourquoi aller me faire mal et oublier ce plaisir pour

gagner 2 minutes. Non non je continue sur le même rythme de croisière. J’ai la

banane, mon sourire ne me quitte plus.

A quelques mètres de la ligne d’arrivée je cherche ma petite Léna. J’ai en tête de

franchir la ligne d’arrivée avec elle. Je ne suis pas sur qu’elle ait tout compris ce

qui lui arrivait

Ca y est c’est fini

11h47 et 18 sec.

Je suis content, je suis fier

Mon premier Iron man est bouclé avec le sentiment du devoir accompli

Merci à tous ceux qui m’ont encouragé (SMS, mail …) ca booste bien.

A bientôt pour de nouvelles aventures dans les bassins, sur le vélo dans la forêt.

2016-06-19 21_34_30-Compte rendu IC - bourgault.antoine@gmail.com - Gmail

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