IronCorsair – bis

Après le compte-rendu de Nath’, voici celui de Nico :

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Ca me trottait déjà dans la tête depuis mes quarante ans de faire l’ironman d’Embrun mais

l’arrivée au resto a chamboulé tout dans ma tête et les entrainements n’étaient pas possibles.

Grace à l’encouragement de ma femme, je m’inscris à l’ironcorsair fin janvier. Dernier clic et hop, c’est validé

Le début des entrainements se fait le 15 février avec « juste » 12h par semaine jusqu’au 15 mars en passant à 15h hebdo puis 18h à partir du 26/04, ça c’est le plus dur car il faut jongler avec le boulot en semaine, les groupes du we, le temps qu’il fait dehors pour le vélo (bon tant pis, aujourd’hui ce sera home trainer), le temps restant pour un deuxième sport dans la journée…. Il  faut enchainer vélo, course à pied et finir par la piscine le soir. Et le repos dans tout ça, bon bah, il reste la nuit !

Mais malgré tous ces efforts, je suis super content car tout se passe bien et je me sens vraiment bien.

Le 1er juin, c’est le début du relâchement et bizarrement, ça fait tout drôle car je me sens prêt ! Il commence quand ce truc car j’ai de l’énergie à revendre.

Et nous voilà le samedi 11 Juin, c’est le grand we tant attendu, fin de préparation des sacs car on ne sait pas si on les dépose le soir ou pas.

Direction St Malo pour récupérer le dossard et mettre le vélo dans le parc pour le lendemain. Ils ont intérêt à bien le surveiller.

La tension commence à se faire sentir. Je vois Patrick et Nathanaël, on discute sur les sacs de transition, pas tout compris ce code couleur au 1er abord ??, puis le briefing arrive et nous met en doute sur l’organisation du lendemain, départ décalé de 10mn pour laisser partir les filles avant….

Le soir arrive, j’essaie de trouver le sommeil en se couchant tôt et chose bizarre, je dors très bien jusqu’à… minuit ! et là ça commence à cogiter ! La natation, les transitions, le temps pas terrible qu’il prévoit, les sacs…

Réveillé, enfin, plutôt levé à 3h30, pour arriver à st Malo à 5h, je suis super tendu

Je retrouve mon cher copain de la matinée qui a lui passé une bonne nuit, je cite : mon vélo.

Ok les sacs j’ai compris, enfilage de la combinaison, je suis prêt, enfin, mon corps oui mais ma tête, oh là là c’est chamboulé la dedans !

Après un petit échauffement, mmm elle est bonne (14°) On se place sur la ligne de départ. On attend le coup de feu .

Pan, c’est partis, très bonne sensations dans l’eau, les speaker parlent de piranha ou de machine à laver dans une mer calme, moi je me sens comme un poisson dans l’eau, je glisse sur l’eau, ça va vite, très vite, sorti à mi-chemin pour une petite course sur le sable et zou on repart pour le retour.

Sortis après 52’41’’, waouh, quel temps, je n’en reviens pas, (bon après la course on saura qu’il y a avait 500m en moins dans l’eau, mais plus de sable à l’entre deux)

Transition pour le vélo très lente (à revoir), je prends bien mon temps de me laver, me sécher, prendre un verre, une galette saucisse…. Non sérieusement, je m’équipe comme il faut pour les 180km qui m’attendent.

Départ vélo, sur un petit plateau comme prévu jusqu’au 40km, les jambes tournent bien à 33km/h de moyenne.

Et là, au détour d’un virage, j’ai craint le pire, car ma roue est restée bloquée entre 2 pavés, j’ai eu peur qu’elle soit voilée et que je sois obligé d’arrêter A CAUSE D’UN PAVE ! Mais non je regarde vite fait, réglage du frein un bon moment (merci au monsieur de l’organisation qui m’a aidé, chuttt on dira rien !) et je repars de plus belle après 5-6mn perdues du coup.

Je mange mes 1ers ravito sur moi, je suis toujours bien après cette frayeur, les jambes, le mental.

A quelques croisements, je vois au loin des sweat roses de l’équipe d’Acigné, c’est super cool, ils étaient tous là pour moi, puis plus loin ma petite famille, Catherine. C’était bien car on les voyait à chaque tour. Ça fait du bien au moral tout ça car l’effort se fait sentir sur cette fin de vélo.

Je m’étais programmé de ralentir au 155eme km pour garder du jus pour le marathon, (ah oui je ne vous avais pas dit qu’il y avait 42 bornes après)

Arrivé au parc à vélo sous un déluge après 5h50, départ pour le marathon et là, une grosse douleur au genou droit, je résiste à la douleur jusqu’au 3ème km, étirement, massage et je repars. La douleur est tjrs là et monte dans le dos. On m’avait dit que le mental était le plus important à la fin, et oui, c’est vrai.

J’essaie d’accélérer pour tester la douleur et ça allait mieux, j’étais bien dans mes temps 14 premiers km en 1h05, donc bien comme prévu.

Je retrouve à la fin de ma ligne droite la team d’Acigné toujours là. Fred court avec moi, m’encourage, me booste, me surmotive…et zou, 2ème tour, dans les même temps, youpi !, je recroise ma petite femme, Catherine et les enfants qui m’encouragent, ça fait du bien. (une petite tape dans la main, Allez Papa !)

J’attaque mon dernier tour (si si ça se termine à un moment !) sous le soleil de nouveau là, mais là c’est moins drôle car la douleur revient et il me reste encore 14km. C’est le début du calvaire, de l’enfer, bref, j’ai plus de nom ! C’est quand la fin ! Je tombe avec Patrick dans un ravito qui me dit qu’il n’avait pas de bonnes sensations, je lui parle de ma douleur au genou et de mon ventre qui commence à faire des siennes. Allez courage, on va y arriver. Je repars tranquille. Dernière ligne droite, je recroise Fred, « Allez Nico, c’est la fin, va chercher l’autre » .Quoi, non mais là je veux juste FINIR !

Finir, justement je la vois cette ligne d’arrivée, et là surprise, mes 2 garçons me prennent la main pour finir avec moi, une belle victoire ensemble, c’est fini. 1h34 pour le dernier tour. Oh là là c’est pas top. C’est juste mon pire marathon !

Mes premières réactions : « je suis rincé, vanné, cassé, faut que je marche un peu, ça va pas »

10h41’17’’, ce temps-là, je ne suis pas prêt de l’oublier

En tout cas ce fut unique comme sensations, une incroyable aventure

Un grand merci à l’équipe de Tri Chateaugiron pour tous leurs conseils d’ironmen confirmés, plus particulièrement à Nico (Veillon) pour tes précieux conseils. Attention la prochaine fois, ça te chauffera le derrière…

Enfin là je récupère tranquille après ce dur effort physique, ça fait drôle de ne faire que 4-5h de sport par semaine.

Bon après longue réflexion (au moins 2h…), je signerai bien pour Embrun d’ici 2 ans !

 

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