Ultra-Trail des Côtes d’Armor

Dimanche 21/02 avait lieu la 1ère édition de l’ultra Trail des côtes d’armor.
3 courses étaient au programme : 20kms / 50kms / 80kms
Félicitations à Anne-Marie qui termine le 50 en 5h42′ :

Beaucoup de vent mais pas de pluie heureusement en tous les cas très beau parcours de Lannion Tregastel Trebeurden.

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Un peu de pub’

2016-02-14 15_00_56-Les Amis de StephUn peu de pub pour un Raid qui se déroulera à Chateaugiron le 19 Mars.

Il est organisé par « Les Amis de Steph », pour vous inscrire, c’est ici.

 

La Grégorienne

IMG_20160117_125357Traditionnelle compétition de début d’année, la Grégorienne est une course à pied de 7,15km réservée au femmes.

Elles étaient 1700 à braver le froid, parmi elles :

de gauche à droite sur la photo

  • Isabelle – 278ème – 37’01 »
  • Claire – 60ème – 32’27 »
  • Fantig – 214ème – 36’08 »
  • Anne-Marie – 44ème – 31’43 »

Félicitations à vous 4.

Nos finishers

Voila nos 5 finishers sur distance IronMan (3,7 / 180 / 42) sur la saison 2015.

finisher

De gauche à droite :

  • Yvon : IronMan de Majorque
  • Yvonnick : IronMan de Vichy
  • Claire : Challenge de Roth
  • Anne-Marie : IronMan de Vichy
  • Gilles : IronMan de Vichy

Bravo et félicitations à vous 5.

 

Triathlon L de St Lunaire

Quelques membres de l’USC TRI on participé au L de St Lunaire.

Parmi eux, Christian qui nous raconte ici son triathlon.

Au mois de juillet, je m’inscris à l’EMERAUDE TRI RACE après avoir évalué la faisabilité de la préparation. Je me lance, emmène mon vélo en vacances, ce qui me permet d’amasser 36h de vélo + course à pieds sur 3 semaines à 3 semaines du jour J.
Je m’engage sur le M de Larmor plage en test à 3 semaines de l’évènement qui se déroule très bien avec un temps en dessous des 2h 30 minutes pour la première fois, le drafting aidant sur la partie vélo.
On relâche l’intensité et le volume des séances sur les 10 derniers jours, la fatigue sème le doute jusqu’au départ où j’ai des légères contractures dans les cuisses.
Jour J :
Peu de sommeil, la météo après des prévisions très incertaines se dégage, beaucoup d’excitation, on rejoint les copains Yvonnick et Dominique sur la ligne de départ et plouf on se jette à l’eau.
La natation se déroule comme d’habitude sans faire d’éclats, il reste quelques vélos dans le parking et je sais déjà que je pars de loin pour le classement final.
A vélo je me lance assez fort et passe le cap du séchage et des cuisses qui brûlent pour établir une moyenne au-dessus des 32km/h, c’est largement au-dessus de mes prévisions mais pourquoi pas. Je tiens le rythme et boucle les 90kms à 32,8 km/h. Le parcours est agréable et roulant, pas de surprise car j’ai fait une petite reco. Je croise Yvonnick toujours au même endroit, je dois avoir le même rythme que lui. Je roule plus vite que Dominique, c’est une agréable surprise.
La course à pieds démarre fort, c’est money time pour moi comme on dit en NBA. Je sais que  sur le bitume en fin de course je peux faire de bonnes choses mais attention à ne pas attraper des crampes dans l’escalier et la Garde Guérin (elles ne sont pas loin). Je croise Dominique qui me signale que Yvonnick n’est pas loin devant. Désolé les gars aujourd’hui je suis en forme. Je rattrape Yvonnick et file à plus de 13km/h de moyenne malgré une longue pause pour m’alléger en début de semi.
Je me sens bien dans cette course mais il faut arriver après 5H10 d’effort je passe la ligne avec mes filles, je suis bien, satisfait et très motivé pour de nouvelles aventures.
On se retrouve tous après la course pour échanger, les encouragements n’ont pas manqués en bord de route, merci pour ceux là.

 

St Lunaire – Swim Run

Dans le cadre de l’Emeraude TRI Race, avait lieu pour la première fois en Bretagne, un Swim Run.

Guillaume Paradis nous raconte son aventure.

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Samedi 12 septembre, nous étions réunis à St Lunaire pour participer (65 équipes par binôme) au 1er swimrun de St Lunaire. Au programme un enchaînement de 7 parcours de cap (totalisant 15 Km) entrecoupés par 6 de natation (4 Km au total).

L’organisation ayant bien fait les choses, il était possible de trouver un partenaire à partir de leur « site de rencontre sportif », car après 3 mois de transaction auprès de mes sportifs locaux, je n’avais toujours pas trouvé de binôme. J’ai posté mon annonce en donnant mes performances et mes ambitions, et 2 jours après, un triathlète parisien (Rémy, club de Tri de Fontainebleau) m’a permis de valider cette inscription qui se faisait attendre.

1ére compétition en Bretagne de swimrun, les magasins de sport vous regardent avec de grands yeux pour tenter de nous aider et nous permettre de trouver la matériel adéquat.
J’ai donc demandé à M. GOOGLE ce qu’il avait en image et j’ai espionné les sites suédois (je parle le « Ikéa » couramment mais sur les sites il n’y avait ni chaises, ni table…).
Donc zoom sur les photos des « vikings » en plein effort pour voir leurs matériels.
Pas de doute, si tout le monde utilise plaquettes et pull ce n’est sans doute pas que pour de la figuration. En revanche, faut-il que je me laisse pousser les cheveux et ma barbe en blond comme eux?
Ma femme tranche le dilemme « fais comme tu veux »…Sympa

Pour ceux qui n’avaient pas entendu les détails de cette course, il faut nager en tenu de cap (donc avec chaussures) et courir en néoprène, lunettes, bonnet…
Nager avec plaquettes et pull est autorisé et au final ce n’est pas que pour la frime car cela aide beaucoup pour avancer quand le courant, les vagues et la fatigue se font ressentir.
Cela a aussi demandé une préparation estivale spécifique pour préparer les épaules à cet effort articulaire et ligamentaire.

Claire et Daniel (son mari) ont décidé de me rejoindre dans cette compétition et c’est avec eux que j’ai covoituré jusqu’à St Lunaire.
Accueil très agréable et réellement sympathique des bénévoles de l’organisation. Chez les concurrents, l’esprit joyeux prédomine car personne ne sait à trop quoi s’attendre, de plus la météo est avec nous : soleil mitigé mais généreux, peu de vent, température identique à celle de la mer (annoncée à 18°C…) et quelques vagues.
Première découverte annoncée par l’organisateur, le parcourt a été un peu modifié…, nous aurons 4,5 Km de natation et 16,8 Km pour la cap, deuxième nouvelle pas assez de bouées pour baliser la natation, donc bien ouvrir les yeux et se fier aux indications des bénévoles et des kayakistes, ouf c’est fini pour les infos..

Allez top départ 2 200m cap, nous partons pour une première partie sur les rochers de la grève, entre goémons, gués, cailloux, vase et mer… Cela permet déjà de créer le premier écart avec ceux qui finiront loin devant nous , mais il faut garder prudence, car les glissades sur les cailloux menacent.

1ère natation, allez hop, finalement avec une température de l’eau proche de celle de l’air, cela me semble tout à fait agréable. Avec mon binôme, nous avons décidé de nager parallèlement pour ne pas se perdre de vue : cela marche très bien et nous trouvons un rythme régulier.

600m après, nous reprenons l’escalade dans les rochers pour rejoindre la plage, houp là ça glisse toujours autant, je me retourne pour découvrir que la natation commence à étaler la course.
La préparation en cap s’était faite sur du plat, grave erreur, car les chemins côtiers montent et descendent sans cesse, les cuisses brûlent déjà…
1500m et c’est déjà fini : à l’eau !!!

600m de nouveau en natation, allez ça tient, mon mollet qui était très sensibilisé par le dernier entraînement (erreur de débutant ?) me laisse penser que j’irai jusqu’au bout.
2200m de cap, bon j’ai compris, on serre les dents et on marche (un peu beaucoup) dans les montées pour se refaire une santé et une allure en redescendant…

900m qui sont réellement éreintants en natation, difficulté à voir la direction et suivre un cap (quelqu’un a chouravé la bouée ???), je suis les nageurs devant moi en espérant qu’ils prennent le bon chemin.
Ce qui n’est pas toujours le cas…
On nous avait annoncé « quelques vagues »… Ok c’est bien ici !!! Je bois la tasse plusieurs fois pour ne pas avoir respiré du bon côté au bon moment; la mer est toujours aussi salée  !!
Mais nous continuons avec mon binôme en s’aidant pour définir la bonne direction, nous finissons satisfait de ce trajet assez compliqué et repartons en petites foulées.
Très grosse pensée pour Claire qui s’arrêtera à l’issue de ce tronçon, hypoglycémie, froid et multiples crampes, il était alors plus sage de s’arrêter.
D’autres prendront le même choix, car 10 des 65 équipes engagées abandonneront au cours de l’épreuve.
On se revoit l’année prochaine Claire et Daniel car cela vaut réellement l’effort dépensé.

Allez zou pour de nouveau 2 400m à regarder les champignons sans pouvoir les ramasser.
Ouf un ravito, avec tout ce sel avalé en cours de route, le coca et le verre d’eau font le plus grand bonheur de mon estomac et de ma bouche.
Une petite tape sur la cuisse de Rémy et c’est reparti.
Oh la la c’est l »Alpe d’Huez ici, ça monte et ça descend toujours, ouïe ouïe les cuisses…

Ah oui j’oubliais, de nouveau 900m de natation, là cela commence à faire mal aux épaules avec les plaquettes.
On se demande comment cela va se terminer avec le courant et les vagues qui vous rappelle qu’ « on n’est pas à Inoxia ici », je continue à avaler quelques paquets de mer…
Je termine en me rappelant que c’est déjà le 4ème tronçon, donc plus que 2 et plus courts, Yes !!! De plus le cut est situé à cette partie, il fallait arriver à cet endroit avant 3h de course.
On sort sur la plage (qui sera celle de notre arrivée) pour repartir faire nos 2200m en grande partie sur la plage…
Sincèrement, entre courir sur le sable ou le chemin de douanier, c’est aussi jouissif pour les cuisses et les mollets.
Tout en haut de la dernière montée (terrible) avant de redescendre pour la baignade, un bénévole vous invite à poser avec votre binôme, vous demande votre téléphone et aussitôt que vous repartez, vous adresse votre photo par SMS qui vous attend à l’arrivée. Incroyable et super sympa (vous pouvez admirer notre fraicheur en live).

Avant dernière baignade, 700m, le parcourt est modifié par la marée, pas de bouée franchement visible, on nage « à vue » en scrutant le kayakiste et on accompagne les autres concurrents, mais beaucoup de bateaux mouillent en ce moment et avec la buée dans les lunettes c’est tout sauf évident… Heureusement la baie n’a plus la même orientation, plus de vagues pour nous.
Je vous avoue qu’après les deux longues baignades précédentes de 900m, celle-ci nous paraît plus simple, belle natation, on a réussi à en passer quelques uns, que nous retrouverons au ravitaillement pendant le trajet (2700m) de cap.

A l’eau pour la dernière longueur de « seulement » 600m.
Ouf, les épaules brûlent franchement sous la poussée des plaquettes, passer de nouveau les vagues et se battre contre le courant cela ne s’oublie pas à partir de 3h25 de course…
Mais plus personne autour de nous, les équipes se sont vraiment espacées au fur et à mesure et il n’y a personne à suivre dans l’eau.
Ou est-il ce kayak ????
Heureusement avec mon binôme, nous gardons la même cadence et arrivons à sortir de cette dernière baignade en ayant la sensation du « déjà fini ».
Mais, la dernière partie en cap reste à effectuer :  3600m toujours sous le rythme des montées et des descentes…
On se fait doubler une dernière fois 600m avant l’arrivée, pas grave il restera certainement de la galette saucisse et de la bière pour nous à l’arrivée…

Arrivée après 3h49 d’effort sur un site qui est très agréable à regarder et admirer : nous terminons 37ème sur 65.
Les premiers en 2h52 et les derniers en 4h51…
L’ambiance est très sympathique, entre tous les concurrents, le buffet vaste et généreux, avec (notamment) galette saucisse et bière, kouign amann, far, salade de pâtes…
Nicolas aurait aimé et y serait resté quelques heures !!!

Vous pouvez croire et penser que c’est un truc de ouf (comme m’a dit mon fils), mais le site, l’accueil et l’ambiance en ont fait au final un très bon moment
J’ai découvert par leur site de rencontre, un binôme fantastique avec qui nous avons longuement parlé et préparé cette course, via skype, en réussissant à nous retrouver cet été dans les Alpes pour un entraînement dans un lac entre les montagnes. Merci Rémy pour cette aventure en swimrun.

De là à tenter l’aventure sur les swimruns de Suéde, il va falloir attendre un peu… Le temps que mes cheveux et ma barbe deviennent blonds ???

100% Finisher

La première à ouvrir le compteur fût Claire qui termine le Challenge de Roth au mois de Juillet en 13h02.

Puis Anne-Marie (13h14), Gilles (14h16) et Yvonnick Denos (12h09) ont également bouclé leur IronMan à Vichy.

Bravo à eux.

 

Voici le CR d’Anne-Marie :

A la demande générale petit compte rendu d’une journée exceptionnelle
Il est difficile de raconter toute épreuve sportive, elle se vit tant sur le plan de l’effort que sur le plan émotionnel qu’elle représente.
L’aventure a commencé en octobre 2014, date de l’inscription. Appuyer sur la touche ‘valider votre inscription’ est un engagement. Le doute après quelques jours s’installe,est ce bien raisonnable ? Puis le temps passe, le moment de la préparation arrive, 25 semaines, programme pris sur « tri-athlète magazine » (Nice en – de 13heures) super ambition.

Finalement le jour J arrive très vite et les préparatifs de la course s’affinent. Nous sommes trois 👪 : Yvonnick, Gilles et moi à partager le même appartement pendant 4 jours. (Il paraît qu’il y avait ronfleur😏)
Jeudi matin départ, nous rejoignons Yvonnick déjà sur les lieux depuis mardi
A l’arrivée premier coup de stress en déchargeant mon vélo : c’est normal le câble qui pend sous le cadre ???  euh je ne pense pas non.  La pièce fixée au cadre s’est cassée avec les secousses. Voilà c’est foutu pas de frein, pas de course 😡mais c’est sans compter sur Mac Gyver alias Yvonnick : pas de panique on va arranger ça, direction Décathlon pour finir chez Brico, pour acheter une colle spéciale et deux heures plus tard Yvonnick me dit mauvaise nouvelle tu es obligée de finir.

Puis grand point d’interrogation : combi ou pas combi ??? la température ne cesse de grimper depuis le début de la semaine.
Jour J : 5h30 ouverture du parc à vélo température de l’eau 23,6° ouf
Voilà j’y suis, sur la ligne de départ et bizarrement aucune appréhension. Je discute avec 2 filles dont c’est leur premier Ironman et déjà on annonce le départ je me jette à l’eau et j’entame mes 3,8km. A mi parcours je regarde le chrono je suis dans les temps, bientôt l’arrivée je n’ai pas vu le temps passé. J’attrape mon sac de transition et je me dirige dans la tente réservée aux filles.
180km ça risque d’être long, à l’entraînement je n’ai jamais dépassé 150kms et 6h de selle et  j’ai peur de dépasser le temps limite. 90kms, tout va bien, moyenne de 28km/h, j’ai de la marge. Deuxième tour, le vent se lève de face, la moyenne chute mais je garde le moral. Beaucoup d’encouragements sur les ravitaillements et je suis bien, 20 derniers km, vent dans le dos et descente vers Vichy, ce n’est pas le moment de crever, ce serait dommage. Enfin la ligne après 7h10 assise. Je vais pouvoir changer de position. Je rejoins le parc à vélo sans courir, attrape le sac et j’enfile ma tenue CAP, même pas mal. Par contre, il fait hyper chaud et sur le parcours je vois un paquet de triathlètes qui marchent. Je double, ils ont un tour d’avance, tant pis ça fait du bien au moral et au moins je cours.

Premier tour 1h, super mais au fil du temps fatigue et chaleur, la cadence baisse. Tous les 2,5km, ravitaillement : un TUC une gorgée d’eau et coca. Je rattrape Gilles, puis  j’arrive à la hauteur d’Yvonnick, il termine son marathon et moi mon 3ème tour. Dernier tour il faut maintenir le rythme sans pour autant s’épuiser et là le mental est primordial ainsi que les encouragements du public. Plus que 2kms et je sais que je vais finir et franchir cette mythique FINISH LINE tant voulue, l’émotion est immense, on oublie fatigue, chaleur, douleurs. En un mot LE BONHEUR………

2eme effet kiss cool : J’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle réponse « on sait on t’a vu arriver en direct »😂